samedi 20 juin 2026

Île d'Arz, l'Île aux Capitaines.


 

L'île d'Arz, que l'on prononce d'Ar, est surnommée « l'île aux Capitaines ». Elle  compte 250 habitants, mais à la fin du 19ème siècle ils étaient plus de 1200 à peupler l’île. Les « ildarais », comme on les appelle, travaillaient pour beaucoup dans la Marine de commerce.

Bars, Restaurant et petite supérette pour les besoins vitaux des résidents et des touristes...

Une école. Une institutrice traverse le golfe chaque matin pour enseigner à 15 enfants, de la maternelle au CM2. 

L'unique camping Les Tamaris est calme et propre.

Le 28 octobre 2023 la tempête Céline a durement frappée l'île. Le camping a été submergé par 1m d'eau. Depuis, par mesure de sécurité, les mobil-Homes et les caravanes, installées à l'année, ont disparus

Des ruelles étroites pleines de charme.

Moulin à Marée de Berno

Ce moulin à marée fut construit avant le XVIe siècle par les moines du prieuré de Saint-Gildas-de-Rhuys. Il fonctionna jusqu'en 1910.

Ce paysage porte à la rêverie. Ici le temps s’écoule différemment...

Le calvaire de l’île d’Arz a été victime d’un acte de vandalisme en juillet 2020. Le Christ du calvaire a été retrouvé brisé en plusieurs morceaux

Ce vitrail de l'église, œuvre du maître-verrier vannetais Laumonnier, représente un marin de la « Royale » offrant un ex-voto à la Vierge.

Dolmen Pen Liouse.
Le charme des vieux bateaux qui finissent tranquillement leur vie.

Hommage à Juliette décédée récemment à l'age de 24 ans.

Le bourg resserré autour de son église de la Nativité.

Île d'Arz, Île d'art....

En 2023, l’artiste Daniel Buren a exposé sept œuvres le long des sentiers de l’île d’Arz (Morbihan). A la pointe Liouse subsiste les peintures réalisées sur des souches d'arbres.

 

Au total, près de 4 000 arbres ont été plantés sur l'île afin de renforcer la résilience de terres agricoles faiblement arborées et protéger les espaces côtiers vulnérables aux aléas climatiques.

A la point de Liouse les cyprès sont en première ligne, face aux tempêtes hivernales.   








dimanche 14 juin 2026

Que c'est beau

la maison Nichtarguer à Saint Cado. 

Depuis le Guilvinec, nous en avons vu des beaux paysages. Mais l'ilot en face de saint Cado restera parmi les plus beaux.


Après avoir quitté Le Guilvinec nous avons pédalé jusqu'à Loctudy. 

N'oublions pas Le Bugaled Breizh, chalutier de Loctudy, qui a coulé subitement le 15 janvier 2004, causant la mort de ses cinq marins. 

Un passeur nous attend pour nous faire franchir le bras de mer qui nous sépare de l'Ile Tudy. Une belle croisière de quelques minutes !

L'île Tudy mérite vraiment notre attention. Cette presque ile coincée entre la mer et l'aber provenant de la rivière de Pont l'Abbé a un charme fou. 

pointe de l'Ile Tudy.





Bénodet ne manque peut être pas de charme mais les averses fréquentes calment les ardeurs des cyclistes les plus endurcis...

Nous sommes satisfait d'avoir trouvé un camping à la ferme, Le léanou, après une journée bien remplie à se vêtir, puis enlever les vêtements de pluie, puis les remettre rapidement... Ça use.... Un vrai temps de Breton!

Une nouvelle belle journée. Une arrivée par une ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable nous amène sans effort au centre de Concarneau. Il est midi, cela mérite bien une bonne crêperie avant d'affronter la foule de la ville close. Un bac permet de retrouver la tranquillité et de poursuivre le voyage.
 

 

La Cale de la Foret-Fouesnant
  

 

Le bac de la ville Close de Concarneau.



La pointe de Trévignon face aux îles de Glénan.


Logement luxueux d'un soir au camping du Suroit.

Demain nous visiterons Pont Aven. La ville, son musée, ne nous ont pas laissé des émotions fortes. 

Je crois que le déversement de cars de personnes très âgées a affecté notre regard.Heureusement que je retrouve l’œil de Pierre qui m'a fait gagné ma journée.





De nouveau une ancienne voie ferrée fait notre bonheur de cycliste. Elle épouse le paysage sans jamais nous faire subir des montées importantes... Et nous arrivons à Moelan. Ne me demandez pas pourquoi, je trouve ce village accueillant et certainement agréable à vivre...  


Doelan.



Rencontre avec un pécheur de Doelan rentrant de la pêche.

 

De nouveau bac au Pouldu pour traverser sur Guidel et quitter définitivement le Finistère pour rejoindre le Morbihan.

nous passons la soirée dans un camping dans le village de Lomener. Encore un camping où l'intimité des campeurs n'existe plus. Place désormais à des village vacances déshumanisés. 

 Larmor. De nouveau immense  coup de cœur pour ce village. On s'y sent bien. Il y fait bon vivre....

Nous gagnons le port de pêche de Lorient sans rentrer dans la ville. Ce sera pour une autre fois! Un bateau bus va nous emmener directement à Port Louis. Cela nous évite un sacré détour!

 

Au revoir Lorient.

 A proximité d'Etel nous croisons un habitant qui venait de retrouver la veste de pluie de Magali tombée sur un chemin peu carrossable...  il nous conseille d'aller au camping de saint Cado car c'est un village incontournable. Qu'il en soit remercié,  c'est magnifique et je n'en n'avais jamais entendu parler. Nous aurions voulu rester une journée de plus mais le camping est bondé et notre emplacement sans ombre nous a épuisé. Pas facile quand la température avoisine les 30°. Oui Oui nous sommes bien en Bretagne !!!

 Nous repartons tôt le matin pour rejoindre Auray et son sublime port de Saint Goustan.

Port de Saint Goustan.

Et nous voila à Bono dans un camping familial à taille humaine  avec beaucoup d'ombre et des haies de séparation bienvenues entre les parcelles. Nous allons y rester deux nuits pour nous reposer et attendre la baisse annoncée des températures. 

 


samedi 6 juin 2026

C'est parti !

 

Le départ de Rennes se fait sous la pluie pour rejoindre la gare. Bientôt le train nous déposera à Brest pour le début de l'aventure.

Heureusement nous avons fait le plein d'énergie avant de partir en partageant un moment convivial avec Charles qui nous manque depuis son départ de Montpellier!

Il a l'air heureux perdu en Bretagne....

 Il nous a fallu 4 jours pour arriver au Guilvinec. Les conditions climatiques ne nous ont pas facilité la vie! De la pluie, du vent mais aussi de belles rencontres. Heureusement!

Passage du pont de Térénez
 La météo hostile aux cyclistes nous empêche de profiter de tous les villages. Pourtant certains comme Le Faou mériterait que l'on y passe plus de temps. Mais trempés jusqu’aux os il nous tarde d'en finir et d'arriver en fin d’après midi au camping...

Une belle éclaircie pour admirer la sublime ville de Douarnenez. 

 De  Douarnenez à Quimper une piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée. c'est bien agréable car nous ne pouvons nous habituer aux montées certes courtes mais si raides et indécentes des routes bretonnes. Beaucoup de montées se gèrent en poussant...

Nous traversons rapidement Quimper et pédalons désormais sur autre voie ferrée qui reliait Quimper à Pont l'abbé dés 1884. 

Les Hortensias poussent bien en bretagne.
Puis enfin Le Guilvinec où plutôt Léchiagat  pour quelques jours de repos. Grace à mon ami Jean Luc nous y avions séjourné un mois en novembre 2024. Un moment inoubliable.

 

Vous avez vu le nom du bateau de pêche? "Mon Copain JP" Un signe qu'il est toujours là....

C'est mon premier retour en Bretagne depuis le départ de mon ami Jean Pierre il y a 3 mois. Lui le Breton d'adoption qui m'avait tant appris de ce pays. 

Vogue avec le vent et les courants de marée. Que la vie soit belle pour toi.

 

L'Oeil de Pierre Chanteau veille sur les marins disparus en mer et aussi surement sur les amis partis voyager...

 

mercredi 27 mai 2026

Bretagne 2026

 Notre nouveau projet. Poursuivre la V45 de Brest, là où nous nous étions arrêtés il y a 2 ans, pour la poursuivre jusqu'à Nantes. Départ début Juin.

 

 

jeudi 28 novembre 2024

Le village de Léchiagat

 Prendre son temps, ouvrir les yeux, et la magie s'opère dans ce village.

Le mois passé dans le pays Bigouden fut un agglomérat de moments forts à découvrir notre environnement. 

Nous repartons avec  des souvenirs pleins les yeux et le cœur rempli des émotions que ce pays nous a offert.

Kenavo, comme on dit chez moi
Kenavo, on se reverra
Kenavo, comment oublier ça ?
Kenavo, je repasserai par-là

Gérard Jaffres ♪♪♪


Le feu de Croas Malo, monument emblématique du village.



Chaque jour, chaque heure, une lumière différente...


Le Guilvinec- Léchiagat est le 1er port français de pêche artisanale (côtière et petite pêche)
et le 3ème port français, après Boulogne-sur-Mer et Lorient, toutes pêches confondues (hauturière, côtière et petite pêche).


L’œil de Pierre Chanteau veille....





Le bar des Brisants. Un incontournable...

 

Il est temps de rentrer, retrouver la famille, les amis, le chat....


samedi 23 novembre 2024

Douarnenez. La grande grève des sardinières de 1924

Port de Rosmeur
 

La grève des sardinières est une grève initiée par des ouvrières de conserveries de poisson de Douarnenez pour protester contre la pénibilité de leurs tâches et demander une augmentation de salaire. Durant l'hiver de 1924, ces grévistes, en grande majorité des femmes, défilent avec le mot d'ordre « Pemp real a vo ! » (Cinq réaux ce sera!).

Cette grève dura plus de six semaines et eut un retentissement national. Elle fut à l'origine d'une mobilisation qui dura plusieurs mois dans la région. Elle est considérée comme une date importante des mouvements sociaux en France et, en tant que grève de femmes, elle est devenue une référence des mouvements féministes.

les œuvres de Marianne Larvol retrace dans la ville les moment forts de cette grève.


Mme Julien a organisée la soupe populaire pour aider les grévistes.


Mme Quero, patronne d'usine est la première à accepter les revendications des grévistes.



« A toutes les vaillantes, à toutes les audacieuses qui surent entrainer leurs camarades et faire durer la grève jusqu’à la victoire » Lucie Colliard




Deux ans plus tard, c’est au tour des ouvrières bigoudènes de réclamer les mêmes avantages. drapeau rouge en tête, les femmes de Lesconil donnent l’impulsion. Comme les jeunes ouvrières, Augustine participe au mouvement. Elles sont 400 à défiler en entonnant des chants révolutionnaires et en revendiquant un salaire horaire réévalué aux cris de " Pemp réal a vo" (nous voulons un franc vingt cinq »). Les marins pécheurs, solidaires de leurs épouses et de leurs filles, se mettent en grève. Le délégué national de la CGTU, Charles Tillon, futur ministre du Général De Gaule, se rend au Guilvinec pour diriger le mouvement. Les manifestantes obtiennent finalement satisfaction après un mois de grève.


La grève remplace la grève....