vendredi 23 septembre 2022

Retour aux sources.

 Profitons de ce beau mois de septembre pour retourner sur les terres de mon enfance.

La passe aux bœufs permet l’accès à l'ile Madame à marée basse.
 

J'ai une affection particulière pour le Château d'Oléron où est née ma Maman. J'aime y retourner régulièrement. 

C'est l'occasion aussi de rencontrer mes amis de CCI (Cyclo Camping International) qui terminent à Boyardville une quinzaine de vélo démarrée à Roanne.  

Une belle brochette de passionnés, L'heure de l'apéro approche !!

Après avoir quitté l'ile par bateau, me voila à La Rochelle.

La photo classique...

Je préfère m'attarder sur le Rôle de Michel Crépeau, Maire de La Rochelle durant 30 ans, qui a contribué largement à son rayonnement. 

Michel Crépeau est connu par son côté visionnaire et humaniste et pour les nombreuses initiatives prises dans le domaine de l’environnement. Premier secteur piétonnier de France en 1975, vélos en libre service dès 1976, mais aussi la création du port des Minimes et de l'Université de La Rochelle.

Le "soleil noir" sculpture de Francois Cante-Pacos en hommage à Michel Crépeau.



 

Une ville jeune pleine de talents...


Poursuivons en direction du marais poitevin. Un appel au rêve....

Coulon, la capitale du marais, a vendu son âme au tourisme. Heureusement bien d'autres endroits méritent l'attention. 

Trainer, le long des chemins de halage, admirer les conches, se perdre pour mieux se trouver.... 

 

"Je voudrais quelquefois faire abstinence 

Dans ce décor tout autant religieux que divin

J’aime ce repos, ce mystère et ce silence

Sur les canaux du Marais Poitevin."


La magie au petit matin.


Une conche de la Venise verte.


"Sous la voûte des frênes têtards

Qui dessinent une arcature,

Telle une magnifique œuvre d’art

Enluminée de verdure,

Ecoutez le silence

Des paisibles marais.

Observez l’indolence

De ces lieux humides et frais."

Hervé Fleury




 Traditionnellement on fait avancer le bateau au moyen de la pigouille. (Le Vanneau)

Un réseau de passerelle pour franchir les rigoles et les fossés.

Après un passage à Niort, mon enfance, je reprends la route. l'ile Madame sera ma prochaine escale.

C'est une ile uniquement accessible à marée basse.     

Une invitation à la contemplation.

En cette terre, 254 prêtres sont ensevelis victime de leur foi en 1794. Une croix dessinée sur le sol avec des galets rappelle cet évènement. 

Cette histoire tragique n'enlève en rien à la beauté du lieu.

Les carrelets, la folie* du pêcheur...

*Une folie désigne, dans la région montpelliéraine, une maison de plaisance...


Belle soirée, face à la mer et le soleil se couchant sur Oléron.

Après une nuit de bivouac, bercé par le vent le bruit de la mer, il est temps de repartir....




dimanche 4 septembre 2022

Que la France est belle !

Tout commence par un beau moment de partage à Grenoble avec Paul, ma fille Claire et mes deux petites filles Elsa et Emma. J'ai même eu droit à dormir dans la caravane!

C'est l'occasion rêvé pour ensuite rentrer tranquillement à vélo par les chemins de traverse. 

Première étape, le val de Lans. Même par les gorges d'Engins, cette montée du Vercors se mérite...

Au loin Villard de Lans se découvre rapidement. L'accueil de mon frère Philippe et Soraya me font vite oublier la fatigue de la montée.

Après une journée de retrouvaille familiale autour de mes frères et sœur, je reprends la route du col du Rousset. Quel plaisir de rouler à la fraiche le matin.

Descente du Col du Rousset sur Die.

En franchissant le tunnel, je dis adieu au Vercors pour une longue descente sur Die et la vallée de la Drôme.

La Vélodrôme est une vélo route qui relie Saillans à La Voulte. J'ai du lui faire de nombreuses infidélités car il n'est pas toujours facile de la suivre, certainement par manque de panneaux aux endroits stratégiques.

Changement de paysage dès le franchissement du Rhône. J'emprunte la Dolce Via. Cette ancienne voie ferrée a été aménagée en voie verte. Elle serpente le long de la vallée de l'Eyrieux. Je la remonte jusqu'à Saint Martin de Valamas avant de bifurquer pour monter au Gerbier de Jonc, source de la Loire...

 

L'Eyrieux.
 Les paysages changent et s'ouvrent sur plus d'horizons. C'est le plateau ardéchois. 

Le Gerbier de Jonc.
Du col de Mézilhac la descente dans la vallée de la Volane est de toute beauté. J'atteins Antraigues où le camping municipal m'accueille pour la nuit. 

Sans le savoir, je suis dans le pays de Jean Ferrat. Une belle surprise que le voyage à vélo réserve parfois. 

Musée Jean Ferrat
A Aubenas, je rejoins la rivière Ardèche que je suivrais par la Via Ardèche, une belle piste cyclable qui emprunte une ancienne voie ferrée.
Défilé de Ruoms.



Laissons maintenant l'Ardèche rejoindre Vallon pont d'arc pour gagner Saint Ambroix situé en bord de la Ceze.
Chapelle Notre-Dame d'Aleyrac.

Pour ma dernière nuit, j'ai rendez vous avec mes amis du Sub 24. De quoi clôturer de la plus belle des manière une semaine de randonnée bien remplie.

L’éternelle beauté d'un lever de soleil...

Bilan:

Quelques kilomètres parcourus

De rudes montées parfois mais on descend toujours après

Des paysages qui donnent envie de revenir et surtout....de repartir vers d'autres aventures.

 





mercredi 10 août 2022

Escapade Trizacoise.

Pour échapper à la canicule nous partons quelques jours, direction le Cantal. 

Au Nord Ouest du Puy Mary, le village de Trizac a tout pour plaire. 

Un camping, des commerces et la fraicheur des nuits...

Camping municipal du Pioulat. Une belle adresse.

Plateau de Trizac.

Vestiges de Cotteughes, ancien village médiéval.


Les Vaches Salers à l'estive au buron de Gafelut.


Trizac, son église St Beauzire du XII°siècle, sa Mairie, sa fontaine des quatre saisons.

Le calvaire domine Trizac.
C
C'est bon de pédaler sans sacoches...


mardi 19 juillet 2022

La lente remontée de l'Aveyron

 

Premier contact avec la rivière à Brioule.

Un peu de géographie.

La rivière Aveyron prend sa source à proximité de Séverac-le-chateau.

Elle chemine lentement par le causse de Séverac, traverse  Rodez puis c'est le Segala.  

Cette rivière a créé des gorges entre Najac et Montricoux.

Elle se jette dans le Tarn  à proximité de Montauban après avoir parcouru 290 km.

Voila l'objectif de cette nouvelle itinérance; remonter l’Aveyron jusqu’à sa source.

 

La place Nationale de Montauban avec son tout nouveau miroir d'eau.
 

Montauban, une jolie ville. En empruntant la départementale 958 pour rejoindre Nègrepelisse, je suis surpris de constater un étalement urbain important. C'est le paradis des maisons individuelles sur des kilomètres. Conception désormais obsolète de l'urbanisme...

La chaleur m'accompagne. 

Après Montricoux  je circule dans les gorges de l'Aveyron.

Bruniquel et son château. 

La chaleur a raison de mon envie de visiter le village de Bruniquel. Ce sera pour une autre fois. Il en est de mème pour le village de Penne. Un seul objectif rejoindre rapidement Saint Antonin-Noble-Val et me protéger de la canicule.

Les gorges de l'Aveyron.

Dans ce secteur la route emprunte le tracé d'une ancienne voie ferrée Montauban- Lexos. 

De nombreux ouvrages témoignent de ce passé du XIX°siècle. Pont, tunnel, gare, bâtiments... Cette voie ferrée fut inaugurée le 30 aout 1858 et définitivement fermée en 1957. La route a été créée sur son emprise.


Saint Antonin-Noble-Val, un véritable coup de cœur.

Cette cité médiévale fut également un temps une station thermale grâce aux eaux de la source de Saleth. 

Cette ville mériterait d'y rester quelques jours pour profiter au mieux de son charme.

Mais il faut poursuivre la remontée de la rivière. 


Laguépie et son château ruiné

Très joli village. Lui aussi donne envie de s'y arrêter plus longtemps. Je découvre qu'il existe un train direct qui fait Toulouse - Capdenac . Ce train relie Cordes sur Ciel, Laguépie, Najac, Villefranche de Rouergue... De quoi se créer de nouveaux projets. 10 euros le trajet avec le vélo !!!

 

Najac.

Najac. Joli village. Dommage que son camping ne soit pas à la hauteur.... A fuir. Il existe un camping à Monteils qui parait bien plus agréable pour les cyclos. Je le testerais la prochaine fois.

Villefranche de Rouergue est envahi par un tournage Netflix,"All the light we cannot see". Tout le centre ville est transformé pour l'occasion. Je m'y arrêterai une autre fois.

 

Belcastel.

 C'est avec grand plaisir que je retrouve Belcastel. Ce village dégage tant de bonnes ondes et beaucoup de poésie. Son camping au bord de l'Aveyron est toujours aussi agréable.

C'est déjà Rodez en ligne de mire. cette ville est bâtie principalement en hauteur. L'Aveyron coule à ses pieds. Pour vraiment me reposer, je prends une chambre climatisée dans un hôtel ! C'est le 14 juillet. Toute la ville se prépare pour le tour de France qui sera là dans 2 jours.


Rodez. Le pont de Layoule du XIV° siècle enjambe l'Aveyron.


Château de Loupiac, commune de Séverac d'Aveyron.

Direction Séverac d'Aveyron pour aller jusqu'à sa source . D'ailleurs la rivière a perdu de sa superbe! Il ne coule plus beaucoup d'eau.

La source se situe dans un vallon situé au sud de Séverac le château. Surprise elle ne coule plus....



 

 


 

Source de l'Aveyron.

 

La chaleur est intenable. J'ai maintenant envie d'en finir rapidement. Il fait vraiment trop chaud pour profiter. C'est une lutte permanente pour se protéger du soleil. Je décide donc de bruler cette étape de Severac où j'avais l'intention de m’arrêter pour continuer jusqu'à Nant. Une journée de 120 km pour enfin atteindre Nant où Magali me rejoindra. 

Plus que 7 km avant le village.....





 

 

 

dimanche 19 juin 2022

Fugue Alpestre d'un vagabond.

 Une voix intérieure me susurrait à l'oreille depuis longtemps que c'était le moment de poursuivre ma traversée des Alpes. Je n'ai pas pu résister à cet appel. 

Tu dois bien savoir ce dont je parle.

Une envie de se sentir vivant, 

d'oublier ses misères les cachets les prises de sang,

de ne plus se souvenir de son âge, ou du moins de faire semblant, 

de continuer à rêver....

Je repars donc de Guillestre, la porte du Queyras. 

Chapelle Ste Marie-Madeleine au Col de vars.

Ce fut d'abord le col de Vars.

Une sacrée grimpette qui vous prend à froid dès la sortie du camping.  La station de ski est d'une affligeante  banalité. Pourtant, elle continue à attirer la clientèle si j'en juge les nouvelles constructions actuellement en cours. 

Je me serais bien arrêté au refuge Napoléon qui se trouve non loin du sommet, mais je pars si tôt le matin, pour ne pas trop souffrir de la chaleur, qu'il est encore fermé. 

Dommage je rêvais d'un bon café. Ce n'est pas grave, il y aura bien la boutique du col qui pourra me satisfaire. Hélas nouvelle déception, elle est fermée, des travaux importants sont menés pour une réfection totale des parkings. 

 

20 km de montée depuis Guillestre.

Chouette, je vais prendre congé de la cinquantaine de mouches qui m'ont gentiment accompagné tout au long de la montée. Qu'elle trouvent désormais un nouveau cycliste !!

La descente coté Ubaye est superbe. Je termine cette étape au camping municipal de Jausiers village agréable et vivant. 

Le gros morceau est devant moi. Encore une fois il vaut mieux partir tôt. Je me lève vers 5h et à 6h je pédale déjà pour profiter des meilleurs heures de la journée. Je me fixe un objectif: moins de 5h pour arriver au sommet. C'est pas trop ambitieux pour 24km !! Et bien, objectif atteint!

Je suis face à moi-même, la pente est rude. C'est vraiment pas simple et je décide de faire une pause et grignoter  toutes les demi-heures comme cela m'a été bénéfique lors de la montée du col de Vars.

Il faut être honnête, c'est dur de grimper avec un vélo chargé.... Pourtant j'ai fait des efforts énormes pour ne prendre que le strict minimum. Cette fois-ci je pars avec 4 petites sacoches qui me permettent de mieux repartir le poids sur le vélo.

La forêt de mélèzes a fait place à la pelouse alpine.


2800 m c'est le domaine de la haute montagne. La végétation a disparu.

Les nombreux cyclistes que je croise ont souvent des mots d'encouragement à mon égard et cela me touche beaucoup. 

Une cycliste m'a dit " Nous on est des petits par rapport à vous, c'est vous le héros de la journée". c'est certainement exagéré mais ce compliment m'a fait du bien pour finir le dernier kilomètre avant le sommet.



Pèlerinage aux cimes. Difficile de faire plus haut !!

Pour varier les plaisirs, je décide de rejoindre le hameau de Bayasse par le vallon de la Moutière. C'est un chemin d'apparence carrossable. Il me réservera quelques surprises!


Voilà le chemin de descente que je dois emprunter. En face, le col et la Cime de la Bonette que je viens de quitter.



La définition du bonheur pour certains ....



Vallon de la Moutière. Les alpages sont encore vides.

Bivouac dans le mélézin.

Hameau de Bayasse au débouché du vallon de la Moutière.


Durant tout le voyage les odeurs de tilleul m'ont accompagné. C'est la pleine saison de sa floraison. 

le bivouac du coté du village de Bayasse m'a permis de bien me reposer avant d'attaquer le col de la Cayolle. A peine 10 km de montée. 

Comme je pars tôt je n'ai rencontré personne jusqu'au col. Ni vélo, ni voiture, ni moto, juste de nombreuses marmottes venues me saluer et m'encourager par leurs cris stridents.

Ce col est incontestablement le plus beau. 

Le gravir seul sans aucun autre bruit que celui de la nature est un grand bonheur.


Vous êtes prévenu...


Encore un col d'encapé. Comment vous dire le bonheur?....


Descente des gorges du Bachelard jusqu’à Barcelonnette.

Il faut déjà penser au retour. Une dernière halte au Lauzet-Ubaye.

Puis après avoir longé le lac de Serre-Ponçon au petit matin, c'est déjà Embrun pour une dernière pause avant de retrouver Guillestre et ma voiture qui m'attendait sagement.

Lac de Serre ponçon au lever du jour.


Lac d'Embrun, Dernier arrêt avant le retour sur Guillestre.

Bilan

200km parcourus, plus de 4000 m de dénivelés et surtout beaucoup de bonheur engrangé précautionneusement au fond du cœur.

Extrait: Le temps qui reste, interprété par Serge Reggiani.

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?
Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...
J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...