vendredi 17 septembre 2021

Diois automnale

Quel plaisir d'accepter l'invitation de Michèle et André pour se retrouver un week-end à Châtillon en Diois. L'avantage de la retraite c'est que nous sommes arrivés dès le mardi précédent pour profiter de la région.

Châtillon c'est un village médiéval blotti au pied du Vercors sud, célèbre par son vignoble, sa Clairette et ses viols....

Photo André Peyron.


Châtillon vient d'obtenir le label "plus beau village de France"

Jean Giono a décrit Châtillon-en-Diois en ces termes : « C’est, entre deux flancs de montagnes, un petit bourg paisible, sans bruit. Le mot qu’on y prononce le plus souvent c’est : soleil. On prend le soleil. On va prendre le soleil. Venez prendre le soleil. Il est allé prendre le soleil. Il ne fait pas soleil. Il va faire soleil. Il me tarde qu’il fasse soleil. Voilà le soleil, je vais prendre le soleil. Ainsi de suite. C’est le plus gros bruit ».  Extrait du roman « Les âmes fortes ».

 

Fontaine du Reviron

Promenade dans les vignes.
Cabanons pittoresques, jadis utilisés pour ranger les outils, abriter une bête de somme et récupérer l'eau de pluie pour les traitements de la vigne.
 
Photo Fabien Savouroux


 


Photo Christian Fline

Les sucettes de Borne, une jolie promenade en vélo en compagnie de Nicole et Christian.

           

Clap de Luc en Diois.

Spectaculaire éboulement de rochers dans la rivière Drôme en 1442, c'est le paradis des grimpeurs.

Photo Fabien Savouroux

Montée au col de Miscon. (Photo Fabien Savouroux)

Petit problème technique sur le vélo de Michèle. (Photo Fabien Savouroux)


 Merci à Magali, Michèle et André, Nicole et Christian, Émilienne, Dominique, Jean Yves et Fabien pour les très bons moments passés ensemble.

PS: A Châtillon les ruelles du village médiéval portent le nom de « viol ». Ce nom vient du latin « via » et du patois « viao ».


 


lundi 28 juin 2021

Odeur de Lavande


Petite halte à Apt, capitale du Luberon, pour humer les senteurs de la Provence. Basé au camping d'Apt, nous avons flâné quelques jours autour de la voie verte du Calavon. 

Notre premier coup de cœur fut la visite de la fondation Blachère. 



 Une exposition autour de l'artiste camerounais Sumegne. 

 

Situé sur la voie Domitienne, le pont Julien est un pont romain datant de l'an 3 av J-C. Désormais c'est la piste cyclable qui l'emprunte.


  Le village de Goult domine les vallées du Calavon et du Limergue. 



Moulin de Jérusalem sur les hauteurs de Goult.

Partout les champs de lavande nous accompagnent.



Bien sur, impossible de ne pas flâner dans les rues d'Apt, en particulier le jour du marché dont la création remonte au XVI° siècle. C'est l'un des plus anciens et des plus animés de Provence.






A bientôt sur les routes, pour de nouvelles aventures, de nouvelles émotions.



 

dimanche 23 mai 2021

Collioure, un air de liberté.

Collioure est toujours agréable au printemps. La ville est endormie par le confinement qui se terminera dans quelques jours. Pas de bars, ni de restaurants et encore moins de commerces.... Finalement, en sortant du TER, nous sommes agréablement surpris de pouvoir flâner dans les ruelles sans le monde habituel durant cette période.

 

Il est temps de commencer à pédaler. Ce soir nous dormirons au Canet en Roussillon dans un airbnb, car beaucoup de camping sont encore fermés.

Le Canet. La fille du soleil et de la mer. (François Vanczak)

 

La prochaine étape nous conduit au Barcares. Le passage auprès du Lydia est incontournable.



"Construit en 1930 à Copenhague, ce paquebot noir appelé « Moonta » connaîtra un destin hors normes !! Bateau de croisière dans le Golfe de Spencer en Australie jusqu’en 1955, il sera racheté par une compagnie grecque du Pirée. Repeint en blanc, rebaptisé « LYDIA », il assurera dès lors la ligne régulière entre Marseille et Beyrouth jusqu’en 1966… C’est à la fin de cette même année que l’extraordinaire destin du Lydia sera scellé.Racheté par la Société d’Économie mixte des Pyrénées-Orientales, le paquebot sera vidé de ses moteurs et tiré sur lest jusqu’au port artificiel creusé spécialement pour l’occasion. Une opération délicate qui sera menée à bien le dimanche 11 juin 1967 et fera du Lydia le premier immeuble de la station nouvelle Port-Barcarès"

Le Barcares. Place des totems.


Allée des arts. Le Barcares. les Polymorphes (Jean-Marie et Marthe Simonnets)

Notre premier café post confinement !


Le village conchylicole de Leucate est bien sympathique.



 

 Ce soir, le camping municipal de Leucate nous accueille. Nous en profiterons pour aller au cimetière voir la tombe d'Henri de Monfreid, l'enfant du pays.

 

 



Ce matin, La Franqui ne trahit pas sa réputation. Il souffle un vent violent qui va nous accompagner et nous épuiser toute la journée.... Une fois le café pris face à la mer, direction Port la Nouvelle par un passage entre la plage et la voie ferrée. Heureusement qu'il n'a pas plu ces derniers jours. Il y a encore beaucoup d'eau mais cela passe sans trop de difficultés. 

 


 

Nous nous avitaillons au marché de Port la Nouvelle et pique-niquons à l'abri du vent sur l'ile Sainte Lucie. 

Après avoir traversé le joli village de Gruissan, nous faisons halte au camping municipal de Pissevaches à Saint Pierre la mer.



Le long du canal de la Robine, face au vent!

De Saint Pierre la mer, nous empruntons une petite route très calme qui va nous amener au port conchylicole du Chichoulet. Dommage, il est trop tôt pour y déjeuner...  

Une fois passé Sérignan, nous retrouvons le canal du midi qui nous conduit à Agde.En longeant l'Hérault, arrivée au Grau d'Agde dernière étape de notre randonnée. 

 

Darsine du Grau d'Agde.

 Aprés une journée passé au Grau d'Agde à flâner et à retrouver les habitudes qui nous ont tant manquées durant 6 mois, il est tant de rentrer à la maison....

Petit déjeuner face à la mer...



voie verte entre Sète et Marseillan.




Notre premier repas au restaurant!
 


vendredi 4 septembre 2020

Sur la route des grands cols, j'ai cotoyé les sommets.

 

Photo prise par les professionnels qui attendent à chaque col les cyclistes pour immortaliser leur prouesse!!!

Je rêvais depuis quelque temps d'aller musarder en montagne. Je suis très heureux de partir à nouveau à vélo sur les routes. C'est vraiment, pour moi, l'expression la plus complète de la liberté.

Les sacs sont bouclés. Comme à mon habitude je n'arrive pas à descendre en dessous de 20 kilos de bagage.  

Il va falloir assumer lors des montées! Voyager léger n'est toujours pas pour moi !

Départ de Grenoble, la V63 me guide bucoliquement à travers la vallée du Grésivaudan. A partir de La Rochette, je suis la D27 qui relie les hameaux en rive gauche du Gelon. Après Aiton, une piste cyclable nouvellement ouverte me mène directement au camping d'Alberville où je fais étape. 

Le lendemain direction Annecy par une piste cyclable monotone ou sévissent des cyclistes adeptes du chrono au mépris de tous les autres usagers de cette voie verte. Quelle ambiance délétère sur cette piste où règne la loi du plus fort. Je rejoins mon frère Christophe qui habite le hameau de Groisy, situé à une vingtaine de kilomètres en amont d'Annecy, pour passer une belle soirée en famille.

Vallée du Grésivaudan.


Lac d'Annecy

De là commencent réellement les festivités ! Je pars au lever du jour pour attaquer mon premier col, les Aravis. Finalement je suis surpris d'arriver au sommet relativement facilement. Mais je n'avais pas du tout imaginer pédaler entre les centaines de motos et les voitures de luxe qui confondent la route des cols avec un circuit....Quel bruit infernal ! Au sommet les marchands du temple se sont installés pour satisfaire la demande. Un mini Disney land qui m’incite à fuir rapidement vers Flumet. De là je décide de commencer à gravir mon 2° col de la journée, le col des Saisies. Tout va bien, les jambes tournent sans problème et me voila atteindre le camping de Beaufort après une journée bien remplie !! ( 90 km et surtout 2280m de dénivelé)


La chapelle St Anne du col des Aravis

Flumet

Col des Saisies

Bien sympathique ce village de Beaufort. Je trouve éprouvante la montée au col du Meraillet qui ouvre l’accès au lac de Roselend. Certainement la fatigue de l'étape de la veille mais aussi quelques virages en épingle que je ne suis pas prêt d'oublier !!!

La vue du lac, une halte pour prendre un bon café me font vite oublier la fatigue, mais il faut poursuivre la montée pour atteindre le Cormet de Roselend. je traverse des paysages magnifiques dont je ne me lasse pas. La descente par les Chapieux sera rapide pour atteindre Bourg St Maurice. Ce soir camping à Seez.


Le lac est à son niveau le plus haut. Une des conséquences du Covid.

Chapelle de Roselend.


Je suis désormais au pied du col de l'Iseran. 46 km de montée me sépare du sommet.... Je pars à l'aube pour rejoindre Val d'Isère. La route n'est pas facile, beaucoup de circulation, c'est assez stressant. Et puis il y a ce vide qu'il faut côtoyer de près. Le muret de pierre n'est pas bien haut et je dois régulièrement me serrer à droite pour laisser les camions me doubler. Il y a parfois des à-pics impressionnants ....

Arrivé à Val d'Isère je ne suis pas enthousiasmé par le camping qui n'offre ni intimité ni ombre. C'est un vaste pré. Il "reste " un peu plus de 17 km pour le sommet. Je me décide rapidement et pense atteindre le col le plus haut de France en 3-4 heures..... Heureusement les paysages sont à couper le souffle. Pas grave c'est déjà fait (pour le souffle!)!!! A force de persévérance, en utilisant le fameux pédaler mou de mon ami Dominique, le col est atteint avec beaucoup d'émotion et mème de larmes d'épuisement et de joie entremêlées. Il ne me reste plus qu'à profiter du paysage et me laisser descendre jusqu'à Bessans où je m’arrête au camping municipal.

Lac du Chevril

En montant .....

Mon plus bel exploit....

 Durant l'interminable montée il me vient à l'esprit cette phrase: La souffrance, comme la solitude, si elle est consentie est une des voies pour accéder au bonheur..... Je vous laisse méditer!

Malgré le vent c'est bon de prendre son temps pour contempler les sommets qui nous entourent.

En descendant sur Bonneval sur Arc. Au loin l'Albaron. A nous la Maurienne....

La nuit fut bien fraiche à Bessans. 2° ce matin. Après 50 km de route plutôt descendante, je rejoins St Michel de Maurienne. Mon objectif: faire étape à Valloire ce soir au camping municipal. Le col du Télégraphe ne doit pas être pris à la légère. Je prends le rythme lent qui me va si bien depuis le début. Je coupe mon GPS, n'affiche plus les kilomètres, c'est trop stressant. Je me concentre sur ma montre et à intervalle régulier je fait une pause pour m'alimenter. Je vais m'offrir un repas au restaurant du col car je sais qu'il ne me reste plus que de la descente pour rejoindre Valloire.

Sur les pas d'Hannibal et ses éléphants qui traversèrent les Alpes.


Bien poétique cette entrée de maison sur la montée du Télégraphe.


Le col du Télégraphe et son homme de paille !

 

Valloire. Les églises baroques sont caractéristiques de la Savoie.

Je quitte Valloire au lever du jour. Il n'y a "que" 17 kilomètres qui me séparent du sommet, mais la météo annonce du très mauvais temps en fin de matinée et je ne veux pas me faire piéger de ce coté là du col.

Dès la sortie du village, la pente est sévère. Je prends conscience que cette montée sera difficile. Elle ne m'a pas déçu ! Je trouve les derniers kilomètres particulièrement éprouvants. Je fais une halte toutes les bornes kilométriques....  Qu'il est difficile à atteindre ce col !!! Le temps se couvre, j'ai eu de la chance d'arriver avec encore un peu de soleil. Il ne faut pas trainer. Direction le col du Lautaret que j'atteins au bout de 7 kilomètres de descente! le luxe. Vite, atteindre le village du Casset où je monte la tente sous la pluie et l'orage. Ouf je ne me serais pas vu au sommet du Galibier dans ces conditions.

Je profite du beau temps car je sais que cela ne va pas durer....

Au fond le col des Rochilles et le massif des Cerces.




J'ai trouvé la montée bien plus dure que l'Iseran....😨


 

Je pensais camper au camping du village du Casset avant la pluie et l'orage. Il m'a manqué quelques minutes....

  Il m'a fallu patienter 2 jours au Casset pour laisser passer la grosse perturbation. Cela m'a fait du bien de me reposer un peu, mème si toutes mes affaires sont bien humides. A la faveur d'une éclaircie, je repars en fin de matinée pour Briançon et je suis déjà au pied du dernier col que je m'étais fixé. L'Izoard est désormais à portée de main ou plutôt de roue.  Je savoure avec beaucoup de bonheur la dernière montée. Quelques photos de Cervières pour mes amis Daniel et Étienne qui connaissent bien cet endroit. Après une halte au Laus, le dernier hameau, il me faut serrer les dents pour en terminer de cette montée qui devient interminable.... Les sommets saupoudrés de neige fraiche me rappellent que l'été est bientôt terminé. Compte tenu de la météo incertaine et de la proximité de la rentrée scolaire, il n'y a pas grand monde. Je retrouve enfin le silence de la montagne qui m'a tant manqué les jours précédents. Mème au sommet, tout est fermé, pas un magasin d'ouvert. Il fait froid, il tombe un peu de grésil. Je décide de rejoindre directement le soleil et des températures plus douces à Guillestre. J'y retrouve Eric mon ami d'enfance avec qui je passe une superbe soirée.

Après deux nuits de pluie et d'orage au Casset une éclaircie se dessine... la neige n'est pas loin.

le village de Cervières.

Un café et un coca au café du Laus avant de poursuivre la montée.


Le refuge Napoléon annonce la proximité du col tant espéré.

Le col de l'Izoard. enfin !!!

Stèle à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi.

La fameuse Casse déserte....

La jolie vallée de Brunissard et Arvieux.

 

A Guillestre je prends réellement conscience que je suis arrivé au bout de mon projet. Il me paraissait pourtant inaccessible. Prochaine étape Embrun. Tranquille ! Une belle soirée avec Joss pour évoquer nos souvenirs impérissable de kayak et de raid avec notre ami Pierre.

Il me faut songer maintenant à retrouver la voiture à Grenoble. La route Napoléon étant coupée par le tour de France, je décide de rallier Gap. Un train bucolique me ramène de Gap à Grenoble par le col de la Croix Haute. Voyage bien sympathique qui fait oublier les galères que l'on peut avoir à vélo quand on prend le train.

Sur la route d'Embrun

le plan d'eau d'Embrun déjà déserté par les touristes.

Avec la bénédiction du chef du train, pas eu besoin d'enlever les sacoches.... merci à lui.

Lus la Croix haute et le vallon de la Jarjatte.


Beaucoup de plaisir dans cette randonnée. Merci à André de Concarneau qui, par son compte rendu de son voyage réalisé en juin, m'a ouvert la voie du possible.

https://deconcarneauavelobiensur.blogspot.com/

10 jours de vélo. 625 km parcourus et 10 850 m de dénivelé. 

j'espère donner envie à d'autres cyclistes de se lancer dans cette aventure.

A 66 ans je me sens prêt à repartir....