mardi 13 décembre 2016

les cinquantièmes Hurlants

Les Quarantièmes Rugissants, c'est le nom donné par les marins, entre le 40° et le 50° parallèle, des vents forts rencontrés en mer sous ces latitudes.
Les Cinquantièmes hurlants, entre le 50° et le 60° parallèle., sont encore plus fort...
Punta Arenas se trouve dans cette bande de vent.
Sur terre , bien sur, rien d'aussi fort qu'en mer ou la navigation est très périlleuse, mais les vents qui fouettent la côte sont particulièrement difficile en vélo ....
Il faut absolument composer avec lui, car inutile de lutter contre ces bourrasques incontrôlables.
Mon parcours entre Puerto Natales et punta Arenas s'est bien passé, mais il faut y consacrer une  énergie gigantesque.

Au revoir Puerto Natales


Ils sont trop beaux tous les Deux...

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Deux journées bien remplies pour rejoindre Punta Arenas.

Cette habitude de rendre hommage en déposant des bouteilles...

Les derniers arbres souffrent... eux aussi !!

"Bivouac" dans un box à chevaux à Villa Teheulche.  Pas de vent. le luxe !!!

Caracara huppé
Je ne savais pas qu'il y avait des Flamands Roses sur tous les lacs. Pas besoin d'aller aussi loin!!! Rires


Monument du Vent. Et il souffle....

Un peu de repos dans un arrêt de bus...

Le repos du cycliste. Certains y dorment.

Une rencontre sympa dans un lieu complétement perdu. mais il était un peu bizarre avec toutes ces armes....

Et puis soudain, devant moi, le détroit de Magellan. Après 100 km passé à lutter, je crois que j'ai versé une larme...de joie.

Avant d'atteindre, fourbu, Punta Arenas





samedi 10 décembre 2016

L'apprentissage du vent....

El Calafate - Puerto Natales, une liaison classique. La météo est bonne. Je pars tôt comme à mon habitude, avec de l'eau pour 2 jours et de la nourriture pour 4.
La fin de la première étape  est difficile. Le vent de face s'est levé et je peine à rejoindre Esperenza au bout de 164 km de souffrance.
Ce village est vraiment isolé. la vie semble tourner autour de la station service. C'est là que je demande où je peux dormir. Finalement je trouve une belle chambre avec cuisine et salle de bains. Génial! quand le vent souffle sans discontinuer.
je dors rassuré car le gérant de la station service m'assure que le lendemain il n''y aura pas de vent.
j'ai le projet de rejoindre Cerro Castillo au Chili.
A peine parti, je me rends compte que la situation sera bien différente. Je vais tenter de rejoindre la prochaine station service à 80 km.
Au bout de 2h cet objectif parait, lui aussi, bien ambitieux. J'avance à 5 - 6 km/h avec peine. J'ai devant moi un mur invisible, glacé, qui me force régulièrement à marcher en poussant le vélo. C'est totalement irréel. Je me demande si je ne vais pas abandonner. c'est trop dur. Je me concentre sur ce ruban d'enrobé que je grignote mètre par mètre. Pour se reposer, une seule solution : Profiter ,des ouvrages  des collecteurs pluviales qui traversent la route. C'est un peu de répit. Je me concentre sur l'essentiel, oublier le vent assourdissant avec un peu de musique, se protéger au maximum et fonctionner en automatisme. En fin de journée, totalement épuisé j'arrive enfin à Tapi Aike.
A un croisement de route, une station service d'un autre âge, un poste de police et une annexe de la DDE locale pour l'entretien des routes.
Le responsable du service me propose d'utiliser le hangar. Mieux qu'un hôtel après une journée d'enfer.
 Je vais dormir entre les bidons d'huile avec les odeurs d'huile de vidange. un vrai luxe!. Toute la nuit, le hangar va gémir sous les coups de buttoir du vent. Les tôles claquent, grincent, mais je m'en moque car je suis si bien dans mon duvet.
Le troisième jour, 53 km me sépare du village chilien de Cerro Castillo. Parti à 5h du matin pour éviter les rafales les plus violentes j'arrive au village vers 13H.
Dès la frontière franchie, le paysage change et devient beaucoup moins hostile. Tout est plus vert, il y a des arbres, de l'eau. Cette partie de la pampa est enfin derrière moi.
Malgré un vent persistant je décide d'entamer les derniers 60Km avant Puerto Natales. Le vent m'aidant sur certaines portions, je décide d'en terminer et j'arrive enfin à Puerto natales au bout de trois jours de vélo épuisant et 355 Km parcourus.

Seul face à une nature immense.

Toujours aussi gracieux ces Guanacos.

Des lignes droites à perte de vue. Moralement très difficile.

Nandou de Darwin

Livré qu'à moi mème....

Les nuages toujours aussi beaux

Grand tatou velu

De temps en temps une estancia rompt la monotonie du paysage.

Protection maximale pour se protéger au mieux...

Ce hangar, plus confortable qu'un hôtel !!!

Surgit de nulle part la station service.... Sur les vitres, les autocollants des voyageurs de passage.


Seul au monde !

Au loin, inaccessible, le massif  Torres del paine


Souvent au bord des routes ces commémorations.

Un peu de ripio pour franchir la frontière.

Le restaurant de Cerro Castillo. un bon repas m'a requinqué.

la place de Cerro Castillo

Lago del Toro.

Je retrouve les lupins avec plaisir

Et après tant d'efforts je retrouve enfin le Pacifique














lundi 5 décembre 2016

Le glacier Perito Moreno

Le glacier Perito Moreno se situe dans le parc national des glaciers. C'est une destination très prisée, mais franchement je ne regrette pas cette journée de tourisme.
les photos parlent d'elles mèmes. le front du  glacier mesure 5 km de large et 70 m de haut.
J'ai passé une journée de contemplation.
Tout simplement enivrant.









samedi 3 décembre 2016

Cest la pampa !!!!



Une semaine passée à El Chalten et déjà je regrette ce paysage de montagne ....
Bon il faut bien aller de l'avant. J'ai 220 km à parcourir pour joindre à El Calfate sans possibilité de ravitaillement entre les deux.
En quelques kilomètres le paysage change complétement.
une étape de 162 km et une de 58 km. je ne m'en croyais pas capable....Et pourtant!!!!



Au revoir El Chalten.



Un dernier regard sur le Fitz Roy....

Le lac Viedma et les iceberg vêlés par le glacier....
Plus un arbre. de grandes lignes droites....

Ma première rencontre avec les Guanacos.

La pampa....

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Toujours des grandes lignes droites, mais un ciel magnifique


Rio Léona

Être seul sur une distance pareille vous impose prudence et humilité.....
Lago Argentino, c'est la couleur naturelle des lacs....

Pas besoin de panneaux pour savoir que le vent te couche comme un fétu de paille....

Au loin, El Calafate

J'y suis arrivé !