vendredi 23 novembre 2018

L'albatros de Charles Beaudelaire


Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


Ces journées passées à Temuco dans l'attente de jours meilleurs m'ont fait penser à ce poème de Beaudelaire.

Le cycliste sans possibilité de pédaler n'est plus un brillant voyageur. Le vélo, les sacoches pleines d'objets devenus d'un coup totalement inutiles sont un puissant frein à toute mobilité.
Comment envisager un déplacement avec un tel équipage?

Quel paradoxe.

Le vélo qui caractérise la liberté absolue de mouvement devient d'un coup un fardeau impossible à remuer.

Tout devient difficile.
Comment envisager la poursuite du parcours si les douleurs persistent?
Ou stocker durant 2 mois le matériel devenu obsolète?

Comment atteindre son objectif dans des endroits ou il n'y pas, ou peu, de transport en commun?

Heureusement les anti inflammatoires ont permis d'envisager la poursuite du voyage AVEC les vélos.

L'Albatros, fier comme un coq !, a pu reprendre son envol et pousuivre son chemin....






 








jeudi 22 novembre 2018

C'est (enfin) parti !!!

Après quelques jours de repos, l'épaule de Magali fonctionne à nouveau.sans trop lui faire mal.
C'est enfin le départ à vélo de Temuco.

Nous partons en direction du Paso Icalma.
Objectif, le "pédaler mou"....

C'est une description de mon ami Dominique qui roule actuellement au Chili plein Sud. " Le pédaler mou est avant tout un état d'esprit, une attitude qui permet d'arriver en fin de journée en bon état."

C'est bon de reprendre nos habitudes de cyclistes.

Premier camping.

Après 40 km d'une route difficile, on s’arrête au camping Estero Colbuto. Comme nous sommes seuls, nous prenons la meilleure place. Il va pleuvoir fort toute la nuit.
Le lendemain nous rallions Melipeuco sous un soleil éclatant.
La vision de notre premier volcan, le Llaima,  est un moment intense.


Pleine de ressources cette Magali !!.

Ce soir visite de la ville et nuit en Hospedaje.


lundi 19 novembre 2018

Le Cerro Ñielo

Le cerro Ñielo est une colline qui domine la ville de Temuco.

C'est un parc péri-urbain très fréquenté.
C'est aussi, et surtout?, le lieu du traité de paix entre Mapuches et Espagnols.

Au lieu dit Patagua 5 totems ont été érigés  à l'endroit même où a été signée l'armistice en 1881 qui mis fin aux hostilités.

À cette date historique, le peuple Mapuche donne une partie de ses terres pour la construction de la ville de Temuco.


ces sculptures imposantes représentent les quatre premiers parents de la vision du monde Mapuche. Fucha, Kushe, Ilcha et Weche Wentru,






Sculptures réalisées par un artiste Mapuche;  Cristián Collipal.


Si un jour ces mains pouvaient sceller une amitié réelle entre Mapuche et les autorités chiliennes.....            




Totem en  mapudungun "chemamull" (Homme de bois).











L'école de la patience

Nous sommes toujours à Temuco.

Bien que cette ville ne manque pas de charme, nous avons hâte de démarrer notre périple à vélo.
Le soleil brille, il n'y a pas de vent et la température est agréable.....

Pourtant un imprévu technique va nous imposer un séjour plus long.
Ce n'est pas bien grave. Personne ne nous attend.

Nous flânons dans Temuco tentant d’appréhender la vie chilienne.
Nous mettons ces quelques jours à profit pour améliorer notre connaissance de l'espagnol et de l'esprit chilien.


Entre tradition et modernité.



Au Chili la musique fait partie de la vie quotidienne.
Lautaro Temuco.


Pabellon El Amor De Chile.
Ce pavillon a été réalisé pour présenter l’excellence chilienne à l’exposition universelle  de Milan en 2015. Déplacé ensuite ici à Temuco, Il a été inauguré en début d'année.








samedi 17 novembre 2018

Au pays des Mapuches

Temuco, première étape de notre voyage.
Nous prenons nos marques avant de commencer notre ballade à vélo.
Ici c'est la région  où vivent de nombreux Mapuches.
La Feria Pinto est un grand marché couvert ou les Mapuches viennent vendre leurs fruits et légumes.

C'est un jour particulier car un Mapuche de 24 ans s'est fait tué il y a 4 jours par les carabinieros.
Il s'appelait Camilo Catrillanca.

Sur les étals des ballons noirs ont été installés et des pancartes rappellent la tragédie qu vient de se produire.


"Justicia para Camilo Catrillanca"


Plaza Anibal Pinto. Détail du monument dédié à la Araucanie.


"Justicia para Camilo Catrillanca"

"Basta ! Basta ! Violencia y asesinado al pueblo Mapuche"

mercredi 26 septembre 2018

Notre parcours se construit peu à peu .....


A cheval entre Chili et Argentine, cette itinérance nous amènera à franchir la cordillère par plusieurs cols.
Le paso d'Icalma, le paso Tromen, le paso Hua Hum et le paso Cardenal Samoré.
Ce tracé promet des paysages variés et de belles rencontres en perspective.

samedi 8 septembre 2018

Nouveau départ en vue !

Un beau projet se dessine.

Avec Magali nous partons à vélo découvrir une partie du chili située, à 1000km au sud de Santiago, entre Témuco et Puerto Montt.
Notre objectif: découvrir cette région de part et d'autre de la cordillère des Andes, entre Chili et Argentine.
C'est le pays des Araucarias, des lacs, des volcans et des Mapuches.

Départ mi novembre 2018 pour un retour mi janvier 2019.
Il est tant de se lancer dans les préparatifs.
Elle est pas belle la vie !